Plus de cinq mois sans en voir la fin. Parfois emballée, parfois à bout, je pouvais pas m’empêcher de me dire que j’en sortirai jamais. Comme un espèce de grand tunnel dans lequel on s’engouffre sans savoir comment en sortir.
Besoin de Vacances.
De bouger
De faire le tri autour de moi
De faire le point.
Tout simplement.
Finalement les vacances me tombent sur le coin de la gueule quand tout s’accélère. Quand tout prend forme. Quand les choses deviennent plus nettes, moins floues, moins abstraites.
Le premier jour, on accueille les longues matinées dans son lit avec sourire. On sort les deux jours suivants et quand finalement tout le monde a mit les voiles pour noël, qu’on se retrouve dans sa chambre, trop gelée pour sortir, trop crevée pour bouger, on se demande. Que vais-je faire de tout ce temps ?
Rien. Attendre. Encore et Toujours.
C’est ça finalement ?
Attendre toujours autre chose. Passer à coté des instants présents à trop se demander ce qu’on fera le lendemain ?
Où c’est juste moi ? Qui ne sait plus apprécier les choses à leur juste valeur ?
Eternelle insatisfaite.
Pourtant je les aime ces instants créés, entourés des gens que j’aime, que je respecte, qui m’inspire et me font rire. Je les aime ces moments et je les vis pleinement.
La solitude me va mal..
Alors j’attends, d’autres instants partagés.
J’en ai déjà vécus beaucoup, surement pas assez.
J’en ai raté trop, de ces moments que je ne pourrai plus vivre parce que untel ou untel n’est plus là.
Alors je profite de ceux qui restent.
Et quand je profite, je me demande pas de quoi demain sera fait. Ca m’importe peu, du moment qu’ils sont là, maintenant tout de suite.
Mais je divague, ce que j’écris n’a ni queue ni tête. Pas de but ni de sens non plus.
Je m’en fous, le clavier me démangeait.
M.
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