mercredi

Graf d'une vie...

Plus de cinq mois sans en voir la fin. Parfois emballée, parfois à bout, je pouvais pas m’empêcher de me dire que j’en sortirai jamais. Comme un espèce de grand tunnel dans lequel on s’engouffre sans savoir comment en sortir.

Besoin de Vacances.
De bouger
De faire le tri autour de moi
De faire le point.
Tout simplement.

Finalement les vacances me tombent sur le coin de la gueule quand tout s’accélère. Quand tout prend forme. Quand les choses deviennent plus nettes, moins floues, moins abstraites.
Le premier jour, on accueille les longues matinées dans son lit avec sourire. On sort les deux jours suivants et quand finalement tout le monde a mit les voiles pour noël, qu’on se retrouve dans sa chambre, trop gelée pour sortir, trop crevée pour bouger, on se demande. Que vais-je faire de tout ce temps ?
Rien. Attendre. Encore et Toujours.

C’est ça finalement ?

Attendre toujours autre chose. Passer à coté des instants présents à trop se demander ce qu’on fera le lendemain ?
Où c’est juste moi ? Qui ne sait plus apprécier les choses à leur juste valeur ?
Eternelle insatisfaite.

Pourtant je les aime ces instants créés, entourés des gens que j’aime, que je respecte, qui m’inspire et me font rire. Je les aime ces moments et je les vis pleinement.

La solitude me va mal..

Alors j’attends, d’autres instants partagés.
J’en ai déjà vécus beaucoup, surement pas assez.
J’en ai raté trop, de ces moments que je ne pourrai plus vivre parce que untel ou untel n’est plus là.

Alors je profite de ceux qui restent.
Et quand je profite, je me demande pas de quoi demain sera fait. Ca m’importe peu, du moment qu’ils sont là, maintenant tout de suite.

Mais je divague, ce que j’écris n’a ni queue ni tête. Pas de but ni de sens non plus.

Je m’en fous, le clavier me démangeait.

M.

Tableau Blanc

Je me souviens des rayons du soleil qui nous caressaient la peau au mois de septembre.
On faisait le chemin en voiture entre Hollywood boulevard et Santa Monica.
On râlait de temps à autre parce qu'on commençait à cramer.
et puis on s'allongeait sur la plage aux heures déconseillées.
on profitait à fond de ces instants volés : océan, sable, rencontre, découverte, soleil, chaleur...


Retour à la réalité, septembre a mit les voiles depuis un bout de temps maintenant. Deux fois d'ailleurs.
On nage en plein mois de décembre et tout ce que je vois à des kilomètres à la ronde, c'est un duvet blanc.
Il ne neige plus mais ça persiste. Le ciel est bleu, pas tout à fait ensoleillé mais le sol reste indéniablment blanc.
J'aime pas la neige. Surtout celle de Paris.
Et puis il fait froid, un vrai froid glacial.
Je sais, c'est le principe de l'hiver!
Moi je dis, la neige, c'est froid et ça glisse. et Je n'aime pas avoir froid. Et glisser non plus d'ailleurs.


Et puis maintenant que les vacances sont arrivées, je vois ça d'un autre oeil.
Mon jardin est tout blanc, et comme une gamine de dix ans,  J'admire les traces de pas dans la neige, les quelques herbes qui tentent de remonter à la surface. Je souris en écoutant les craquements de ce duvet blanc sous le poids des passants. Je me surprends à regarder les autres se lancer des boules dessus, l'envie de les rejoindre.




J'aime pas les vacances d'hiver parce que j'aime pas noël, mais avec quelques centimètres de neige en plus, je finis par me dire que c'est pas si mal.
C'est même plutôt chouette!


Sur ce, je retourne à ma contemplation!


M, glacée et enchantée!